Labile :
- produit obtenu à partir d'un seul donneur
- durée d'utilisation limitée
- condition de conservation particulière
Stable :
- produit obtenu à partir de pools de donneurs (albumine,
facteurs de la coagulation, immunoglobulines)
- à partir du plasma uniquement
- fabriqué par le LFB (Laboratoire Français Du
Fractionnement et des Biotechnologies)
- conservation longue durée
Depuis la loi de 1993, les produits stables
sont des médicaments dérivés du sang, délivrés par la
pharmacie.
A noter : masse sanguine = 70 ml/kg chez un adulte.
Dons :
- sang total : don dans poche anticoagulée.
Donnera plusieurs produits : CGR + plasma + plaquettes (CPS =
Concentré Plaquettaire Standard)
- plasma par plasmaphérèse
- plaquettes par cytaphérèse
- GB par cytaphérèse
Le donneur a subi :
Conservation dans conditions strictes.
Etiquettage selon réglementation.
Transfusion avec tubulure à filtre.
Inconvénients :
- respect rigoureux compatibilité ABO
- risque maladie transmissible
- risque immunisation
Sang veineux prélevé aseptiquement avec
solution anticoagulante et de conservation.
Unité adulte : 400-500 ml
Unité enfant : 150 ml
Unité pédiatrique : sang reconstitué (pour
exsanguinotransfusion)
Conservation : 7 jours, entre 2 et 8°C
Indication : situation d'urgence (guerre,...)
Avantage : remplace totalement et complètement pertes sanguines.
Inconvénient : lié à la conservation réduite.
Définition : Suspension de GR obtenue à partir du sang total après soustraction de plasma.
Composition :
- Hb > 45 %
- Ht = 60 - 80 %
- volume minimum = 175 ml pour adulte
Conservation :
- entre 2 et 8°C
- 21 jours sur ACD ou CPD
- 35 jours sur SAG (Solution de conservation)
- 42 jours sur SAGM (Solution de conservation avec
mannitol)
Indication :
- restitution du pouvoir oxyphorique
- tolérance clinique de l'anémie et non
uniquement un chiffre d'Hb
- selon rapidité de constitution de l'anémie
- selon cardiopathologie
Un CG augmente , chez l'adulte, l'hémoglobine de 1 à 2 g/dl, l'hématocrite de 2 %.
CGR phénotypé :
- avantage : prévention allo-immunisation
- indication : malade immunisé
CGR CMV négatif :
- avantage et indication : prévention des infections à CMV,
chez le nouveau-né, l'immunodéprimé (greffe, HIV+)
Transformation des produits sanguins :
- sang appauvri en GB : prévention
allo-immunisation leucoplaquettaire. Obtenu par centrifugation.
- sang déleucocyté : prévention
allo-immunisation, baisse des risques infectieux. Obtenu par
filtration.
- sang irradié : pour éviter réaction
GVH (réaction greffon contre hôte) en cas d'immunodépression
majeure (grand prématuré, greffe de moelle)
- sang déplasmatisé
Technique de transfusion :
- filtre obligatoire : standard
- filtres spéciaux
- réchauffement < 37°C
- débit : 4 à 8 ml/kg/h
Définition : Suspension de plaquettes obtenue aseptiquement à partir d'une unité adulte de sang humain total homologue.
Composition :
- 40-60 ml
- environ 0,5x1011 plaquettes
Conservation :
- 20-24°C
- sous agitation lente
- 5 jours
Dose : Une unité pour 10 kg.
A partir d'un donneur.
Composition :
- 2x1011 plaquettes
- leucocytes < 106
Conservation :
- 1 ou 5 jours (selon kit)
- 20 à 24°C
- sous agitation lente avec un dispositif clos
Avantage : disponibilité de plaquettes phénotypiquement compatible
Inconvénient : risque des produits labiles
Il existe deux groupes pour les plaquettes : PLA1 et PLA2, avec immunisation maternofoetale.
- pas d'Ac antiplaquettaire naturel
- Ag ABO, HLA A-B
- système rhésus absent
- assurer la compatibilité ABO si possible (sinon
destruction des plaquettes à moyen terme)
- tenir compte du volume de plasma dans lequel
baignent les plaquettes
Si tranfusion de plaquettes rhésus positif à
receveur rhésus négatif : risque de présence de qq GR avec
rhésus positif passer une dose d'anti D.
Risque hémorragique quand thrombopénie <
50.000 plaquettes.
Si thrombopénie périphérique (purpura,...) :
inutile de transfuser.
Si thrombopénie idiopathique : transfusion le
temps du bloc (à l'induction).
Plasma solidarisé (plasma qui va avec le CGR) risque.
Plasma sécurisé : un don gardé 4 mois où
nouveau don avec test sérologique. Si le test du 2° don est
bon, distribution du 1° don , conservation du 2° don 4 mois,
etc. (= plasma sécurisé par quarantaine).
Plasma par solvant détergeant qui détruit
enveloppe des virus.
Plasma avec bleu de mithylène (donne couleur
verte) : avec illumination avec rayons destruction des virus à
enveloppe. Procédé nouveau.
Décongélation à 37°C dans appareil à
décongeler. Se garde 6 heures.
Concentration isotonique au plasma.
Conservation : 3 ans à 22°C.
Indications :
- hypovolémie :
* femme enceinte
* enfant
* allergie connue aux colloïdes artificiels
- brûlures graves
- Syndrôme de Lyell (= dermite allergique)
- échanges plasmatiques
Indications :
- hypovolémie avec allergie connue aux colloïdes
artificiels
- hypoprotidémie grave
Indication : post CEC
Facteurs II, V, VII, IX (?) de la coagulation
Indication : surdosage en AVK
Permet à l'héparine d'être efficace quand CIVD
- Ig polyvalentes IV
- Ig spécifiques :
* Anti D
* Anti HBS
Circulaire du 15/01/1992 : relatif à la sécurtié tranfusionnelle, apparition du dossier transfusionnel qui devient une élément du dossier médical du patient, est rempli au chevet du malade par le personnel.
CSTH : Comité de Sécurité
Transfusionnelle Hospitalière
- dans chaque établissement public, avec
différents représentants (prescripteurs,...)
- réunion trois fois par an minimum, compte rendu
au CCM de l'hôpital
- mise en place protocole dans l'hôpital
- choix des produits
- suivi post-transfusionnel
AFS : Agence Française du Sang, contrôle tous les établissements de transfusion sanguine. Peut fermer un centre à force de loi.
Décret du 24/01/1994 :
- hémovigilance est officiellement instaurée,
seulemnt un élément de la sécurité transfusionnelle.
Description de tout ce qui se passe au cours et décours d'une
transfusion.
- conservation 40 ans de tout document concernant
la transfusion par établissement de transfusion (don, donneur,
biologie, devenir)
- conservation par établissement de santé :
identité unité, établissement préparateur, prescripteur,
responsables administration, patient, circonsctances transfusion,
effets
- à la demande de l'AFS : transfusions
autologues, examens pré/post transfusionnels, produits stables
et associés, sérothèque donneur/receveur.
- insertion dans le Code de la Santé Publique :
dossier médical contient actes transfusionnels, information du
malade par écrit.
Tout ceci concernait seulement les produits sanguins labiles.
Décret du 06/05/1995, relatif à la pharmacovigilance des produits sanguins stables. Impose traçabilité également pour les produits sanguins stables.
* informe le patient
* prescription nominative identifiée, datée,
signée :
nom, prénom, date de naissance, sexe, nom jeune fille
groupe sanguin, RAI, date RAI
type de produit
auto ou homologue
quantité
numération plaquettaire pour demande de plaquettes
coagulation pour demande de plasma
nom médecin
date, signature
* vérifie existence fiche transfusionnelle ou
carte de groupe
* vérifie que RAI < 3 jours pour la
transfusion
* joindre la fiche transfusionnelle ou carte de
groupe à la feuille de demande de produits sanguins labiles
* vérifier concordance identité des documents
* faire examens prétransfusionnel décidés par
l'hôpital
* si RAI > 3 jours, prélever tube sec 7 ml
avec mention URGENT
- transport dans boîte isotherme
- remis en main propre à l'IDE
- conservation provisoire dans le service :
consulter procédure indiquée sur les poches ou les
conditionnements
- vérifier identité patient
- vérifier concordance entre identité malade et
:
* fiche transfusionnelle
* prescription
* produits délivrés
* bordereau de livraison
- vérifier aspect produit, date et heure de
péremption
- contrôle groupe patient et groupe de chaque
unité, sur le même support, poche par poche, au moment de la
transfusion
- inscrire dans dossier transfusionnel
- contrôle ultime : responsable erreur ABO =
personne qui pose la poche.
Qui a reçu quoi ? venant de qui ?
Pour les produits sanguins labiles
: le numéro de don donne les produits faits, le donneur, le
centre de transfusion.
Permet de faire des enquêtes ascendantes quand un
receveur à une sérologie qui se positive.
Important pour hépatites C et B.
Seulement 30 % des hépatites C sont dues à la
transfusion. Le reste des contaminations s'explique aussi par les
infections nosocomiales.
Pour les produits stables : un receveur, plusieurs centaines de donneurs...
Moyens de traçabilité :
- informatiques :
* centralisés
* individualisés
- manuels :
* vignettes :
entoure le site de perfusion
doit être retirée pour transfusion
N° don
compléter avec identité receveur et date
retournée au centre de transfusion
* fiches de distribution : retour à la banque
nom produit
code barre
identité patient
transfusé : OUI/NON
date, heure
identité transfuseur
Sérologies post-transfusionnelles : toute
transfusion fait l'objet de l'ouverture d'un dossier
transfusionnel ROUGE avec produits passés, date, effets, nom
prescripteur, nom poseur, courrier donné au patient.
Sérologies prétransfusionnelles : VIH, HCV, RAI,
ALAT.
Sérologies post-transfusionnelles à 3 mois :
HIV, HCV, ALAT, RAI.
Le malade peut refuser les sérologies.
Le malade doit être informé par écrit et
oralement.
Sérologies encours de modification.
Problèmes pour recevoir les informations des
sérologies à 4 mois...
Trois chocs sont possibles :
- choc par incompatibilité
- choc septique
- choc anaphylactique
1) Choc par incompatibilité :
Classiquement : douleur lombaire.
Lyse des GR, d'où libération par GR de
substances, ce qui provoque :
- activation de la coagulation d'où CIVD (chute
TA, saignement de partout)
- activation compléments
- cytokill
CAT :
- arrêt de la transfusion
- débrancher stérilement
- remplir
2) Choc septique :
Classiquement :
- douleur abdominale
-diarrhée tardivement
CAT :
- arrêt transfusion
- hémoculture
- poche de sang en culture
- corticoïdes aussi
3) Choc anaphylactique :
La malade est rouge !!
Fréquent quand déficit en Ig A et quand on passe
des Ig A.
Rare.
CAT :
- arrêt de la transfusion
- corticoïdes
- retour de la poche de sang
- envoie prélèvement sang du malade à la banque
du sang
- prélèvement Hb, Ht, coagulation, Coombs
direct, bactério
- ttt : maintien hémodynamique, dopa, dobu,
remplissage,...
4) Frissons, fièvre :
Immédiat, le plus souvent au réveil.
Pas de frissons quand le malade dort !!
Causes : très diverses ! Mais 20 % des accidents
ABO débutent par fièvre et frissons.
La cause la plus fréquente est la présence des
Ac anti HLA. Exceptionnellement grave mais très désagréable
pour le malade.
Dure 1 à 2 heures.
CAT :
- arrêt de la transfusion
- corticoïdes
Prévention : utilisation de sang
déleucocyté.
5) Allergie :
Gonflement, rash cutané, démangeaison.
CAT : arrêt de la transfusion, ttt par Polaramine
Cause souvent non déterminée.
Par la suite, le malade est transfusé en sang
déleucocyté.
6) Oedème pulmonaire :
- de surcharge :
quantité, rapidité du remplissage
faire pisser si possible (sinon : saignée !)
- lésionnel :
rare en transfusion
cause : présence d'Ac antimonocyte chez le donneur, qui agressent les monocytes pulmonaires du receveur.
Ttt comme les autres oedèmes.
Rare et grave.
Plus fréquent avec plasma que CG.
1) Hémolyse secondaire :
- 4 à 5 jours après la transfusion (jusqu'à
10 jours)
- RAI se positivent
- malade devient jaune, peut pisser marron, baisse
de l'hémoglobine
- CAT : RAI, Coombs direct
- peut passer inaperçu toujours faire NFS à distance
2) Inefficacité transfusionnelle :
hémolyse secondaire
3) Séroconversion ou maladie :
- paludisme transfusionnel : rare. On ne teste
que les donneurs qui ont voyagé.
- séroconversion :
* hépatite B et C
* HIV : exceptionnel
* HTLV1 : un sur 7 millions, très exceptionnel
* autres virus : varicelle,...
4) Hémochromatose :
Excès en fer quand polytransfusion.
Accumulation du fer dans organisme.
Desferal : kélateur du fer, se fait parfois en
même temps que polytransfusion
Perfusion de chlorure de calcium quand tranfusion ++ de plasma, car, le plasma étant anticoagulé par le citrate, le citrate kélate le calcium.
Toujours signaler les incidents, accidents !
Retourner au CTS le sang non utilisé au bloc.
Quand une poche de sang est percée (lors du
branchement de la tubulure, par exemple), donner l'information
que la poche a été détruite.
Si une poche est mal conservée (mise au freezer,
par exemple), la retourner au CTS en expliquant ce qui s'est
passé (elle sera détruite par le CTS).