GENERALITES EN ORTHOPEDIE


ORTHOPEDIE - TRAUMATOLOGIE.

Il y a deux mondes opposés :

Ä Orthopédie: chirurgie froide.

Ä Traumatologie: chirurgie chaude.

L’orthopédie à deux écoles d'où différentes indications. Difficultés à admettre par les non-spécialistes. X avis donnés et donc X indications différentes.

Pourquoi ?

Car c’est une chirurgie fonctionnelle. Or l’appréciation d’un problème fonctionnel est totalement subjective.

Mme Escarre Marcelle, 78 ans est amenée par les pompiers pour une chute de sa hauteur en passant du lit au fauteuil lors d’un effort journalier. Quel est le but du traitement ?

M. Tonic Eric, avant centre de l’équipe de football, consulte pour de vagues douleurs lors de la course après une heure de marche.

Comment apprécier le résultat postopératoire selon les mêmes critères ? Les objectifs doivent être définis avant l’intervention. Juste marcher ? Mener une vie normale ? Prévenir l’avenir ? etc.

L’infirmière. doit savoir apprécier le problème et apprécier le terrain. L’orthopédie est un domaine très spécial dans la médecine.

L’orthopédie = un terrain + un problème + des solutions.

L’orthopédie c’est la chirurgie des os, des articulations, des tendons et des ligaments. Le tendon attache le muscle sur l’os. Un ligament relie des os (ponte une articulation). Le ligament doit stabiliser l’articulation.

La luxation c’est la rupture du ligament plus un déplacement. C’est la perte complète et permanente entre deux contacts articulaires.

La subluxation c’est une perte incomplète et transitoire entre contacts articulaires.

Le traitement d’une fracture nécessite une réduction. Une réduction consiste à mettre les deux bouts cassés bout à bout. Le deuxième temps est la contention (ex : le plâtre), c’est pour empêcher la fracture de bouger.

Les gestes dangereux de l’infirmière :

Ä Les luxations de prothèse.

Ä Le pansement mal soigné (ostéite : infection de l’os).

Ä Si on mobilise un tendon ou un ligament après une opération, on risque la catastrophe.

L’infirmière. doit être capable d’appeler le chirurgien à bon escient en utilisant le bon vocabulaire. C’est la même chose dans le service des urgences avec les internes de garde.

Les alternatives à la chirurgie :

Ä Traitement antalgique.

Ä Traitement anti-inflammatoire.

Ä Rééducation.

Ä Amaigrissement.

Ä Repos.

Ä Arrêt d’une activité sportive.

Ä Reclassement professionnel.

La chirurgie doit être proposée à bon escient, puis le geste choisi doit être adapté au cas par cas. Globalement, plus il y a de techniques chirurgicales moins elles sont bonnes. Il existe des interventions aux résultats à court et moyen termes excellents. Par contre, dix ans après, la situation peut devenir très critique. Il est parfois difficile de ne pas céder à des interventions abusives de prothèses chez des sujets de 55 ans. D’autant que ces interventions sont souvent très médiatisées. La durée moyenne de la prothèse totale de hanche est de douze ans (60 ans + 12 ans = 72 ans). A 72 ans on a le droit de vouloir continuer à vivre longtemps et en marchant. 2% des prothèses de hanche s’infectent.

 


FRACTURES.

Existence d’une solution de continuité à l’intérieure d’un os.

DIFFERENTS TYPES DE FRACTURES.

Ä Etiologie: cause du traumatisme direct ou indirect.

Ä Siège: quel os ? fracture diaphysaire, métaphysaire, épiphysaire. Dans les fractures diaphysaires, il peut y avoir une fracture du tiers proximal, du tiers moyen ou de tiers distal.

Ä Trait:

Image radio de l’os. Chez l’enfant, il peut y avoir une fracture dit "de bois vert".

F Oblique.

F Droit.

F Comminutive (os trop cassé qui ne ressemble à rien).

F Bifocale: deux traits de fractures à deux endroits différents.

Ä Avec ou sans déplacement.

Ä Fracture ouverte ou fermée.

Ä Selon l’âge.

Ä Selon le terrain.

Ä Selon la nature de l’os : os sain ou non (ostéoporose).

Ä Fracture compliquée ou non.

EVOLUTION GENERALE DES FRACTURES.

Ä Immédiate:

F Fracture hémorragique.

F Décompensation de tare : fracture chez un diabétique.

F Ethylisme.

F Cutanée: peau (ouverte).

F Nerveuse: nerfs.

F Vasculaire: vaisseaux.

Ä Secondaire: qui arrive dans les jours et semaines qui suivent.

F Phlébite. Phlébite

F Embolies pulmonaires. Poumons

F Escarres. Peau

F Infections urinaires. Pipi

Ä Tardives: des mois après.

F Fracture qui ne se consolide pas : pseudarthrose (retard de consolidation).

F Cal vicieux : os qui n’est pas revenu à la position anatomique.

F Infection: ostéite.

F Pseudarthrose suppurée : pseudarthrose infectée.

F Ostéonécrose: nécrose de l’os, mort de l’os.

CONDUITE A TENIR FACE A UNE FRACTURE.

Ä Interrogatoire sur le traumatisme :

F Circonstances de l’accident.

F Mécanisme exact : traumatisme direct ou indirect.

F Heure de l’accident : certaines fractures doivent être opérées dans les heures qui suivent.

F Signes fonctionnels.

F Age.

F Tare: diabète, allergies, alcoolisme.

F Antécédents médicaux : maladie.

Ä Examen clinique régional :

F Déformations.

F Œdèmes.

F Ecchymoses.

F Palpation.

F Vérification de la mobilité.

F Palpation du pouls.

F Recherche des complications : nerf sciatique.

Ä Examen clinique général :

F Etat de choc : pouls, tension artérielle.

F Les lésions associées : hémorragies internes.

Ä Bilan préopératoire :

F Electro cardiogramme.

F Bilan sanguin.

F Radio pulmonaire.

F Radio de la zone fracturée avec les articulations sus-jacentes et sous-jacentes.

Ä Traitement de base :

F Rappel de la vaccination antitétanique.

F Immobilisation de la fracture.